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 Ҩ LUZ VARGAS - ❝ you can ❞

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Raine

❝ ❞

Messages : 30
Date d'inscription : 12/10/2014

MessageSujet: Ҩ LUZ VARGAS - ❝ you can ❞    Ven 10 Avr - 17:00

Pour le compte je sais pas combien C'est juste que j'ai pas envie d'oublier ... Et au cas où je sois prise d'une fière d'inspiration très bien Laughing si c'est pas le cas ... bah ça restera vide un certain moment Arrow juste :

JUAN & NATALIA
LES CONDAMNES.

Un jour de plus en enfer. Dios nos ha abandonado. Vamos a morir, ya lo sé. Mais je ne veux pas qu'elle subisse le même sors que nous. Nous devons la protéger, pour qu'elle ait une bonne vie, je ne veux pas leur laisser mon bébé. « Natalia ! Natalia tu es prête ? » me demande mi amor en courant partout dans notre appartement. Totalement tétanisée, je trébuche contre le tapis de la salle à vivre, manquant de lâcher Luz. Le sac où il y a toutes ses affaires est sur mon épaule. Luz pleure, pleure, pleure ... Elle pleure tellement que j'aie l'impression de ne plus rien entendre. Un autre monde où les seules choses que je peux entendre sont les cris de ma fille et les battements de mon coeur. « Oui, oui ... laisse-moi le temps ... La petite ... » Le visage déformé par la colère mais aussi par l'angoisse, il me coupe assez brutalement. « On a plus le temps ! Ils vont venir nous chercher. » Jamais je ne l'ai vu comme ça. Juan est quelqu'un de doux, de très calme. Mais là, il est terrifié. J'ai toujours pu me reposer sur lui et là ... Je me souviens brutalement qu'il n'a que vingt-quatre ans et que je n'en aie que vingt-trois. C'est injuste. Injuste que les choses se terminent ainsi. Pourtant, au fond de moi, je crois que je le savais, vu comment les choses ont évolué ici. Pinochet. La junte. Juan comme moi savions depuis longtemps comment ça allait se terminer. C'est juste que j'ai espéré ... quoi au juste ? Je ne sais pas. Longtemps, j'ai espéré pouvoir retourner chez moi, à Cuba et y emmener Juan et Luz. Ils rencontreraient tous les deux mi familia. Depuis combien de temps ne les ai-je pas revus ? Je ne sais même pas si la femme de mon frère a accouché. Nous nous envoyons des lettres, le téléphone coûte très cher. Je regrette de ne pas avoir pu les revoir avant tout ça. Juan n'a pas voulu fuir. Il a préféré se battre. Moi, j'ai refusé de l'abandonner ici. Et voilà où nous en sommes. Luz pleure toujours dans mes bras. Elle est si petite, elle n'a que quelques mois. Comment peut-on savoir ce qu'est le malheur quand on est aussi petite qu'elle ? « Juan. Donne moi ton alliance. » ai-je soudainement fait. Il a levé ses yeux vers moi. Surpris. Incompréhension. Il me fixe, là, au milieu de notre appartement en désordre total. « Quoi ? » J'ai eu une idée, une envie, comme ça. Le genre de choses que vous voulez absolument faire avant un moment important, le genre de chose qui vous donne soudain un nouvel espoir et qui occupe tout votre esprit. Je me suis approchée de lui, la peur au ventre mais une nouvelle force circulant dans tout mon corps. Je l'ai embrassé. Un profond baiser dans lequel j'ai mis toute mon énergie. L'énergie du désespoir. Il y a bien sûr répondu. Nos lèvres se sont soudées pour l'éternité. Sa chaleur est venue compléter la mienne. Avec Luz dans mes bras, entre nous, c'est comme si nous n'étions qu'un, tous les trois. Le temps s'est dilué. Avec ce baiser, j'ai voulu lui faire comprendre tout l'amour que je lui porte, à quel point mon coeur bat à chaque fois que je le vois. A quel point je pourrais lui répéter que je l'aime à l'infini. Et surtout, que lui et moi ça ne sera jamais fini. Jamais. Que Luz sera le témoignage de notre amour quoi qu'il advienne. Le baiser perdure. Je décolle du sol. Juan est plus grand que moi. Mon souffle se perd. Ce baiser est indescriptible, parce qu'on sait tous les deux que ça sera le dernier. Telle une adolescente, j'aimerais qu'il dure pour toujours mais je sais qu'à un moment ... Sa main sur ma joue brûle ma peau. Je n'ai plus de souffle. Nos lèvres se séparent de quelques centimètres mais je pose mon front contre le sien. Essoufflés, nous le sommes mais je suis apaisée et lui aussi. Je viens de comprendre la signification de ce baiser. Adieu. « Fais moi confiance. » ai-je murmuré. Il retire cet anneau qui le lie à moi pour l'éternité et le pose dans la paume de ma main. C'est notre dernier moment tous les trois. Puis, même avec mon bébé dans les bras, je réussis à enlever mon alliance et à la faire rejoindre celle de Juan. Je les serre toutes les deux dans mon poing quelques secondes. Juan me regarde faire en silence puis, il tend les bras pour prendre Luz. Une dernière fois. Je le laisse en profiter. Il aime tellement sa fille. J'en profite pour réaliser ce que j'ai en tête. Je trouve une enveloppe dans un tiroir et y glisse les deux anneaux puis, je marque sur le devant de l'enveloppe l'adresse de mi madre, a Cuba. Pour terminer je glisse un papier à l'intérieur où j'ai rapidement noté : "Garde les précieusement, pour ta petite fille, le jour où vos destinées vont se croiser". Puis, je colle un vieux timbre sur l'enveloppe et l'embrasse, tout en faisant une prière silencieuse pour que mon souhait se réalise. Je veux que ma fille est un souvenir concret de nous, ses parents qui l'avons aimée tellement fort même si nous n'avons pu le faire que quelques mois. C'est ce que je regrette le plus, de savoir que je ne vais pas la voir grandir, que je ne l'accompagnerai pas à l'école, que je ne lui achèterai pas de jolis vêtements ... Ça me fait mal, et je sais que c'est pareil pour mi amor aussi. Alors j'espère que quand elle sera grande, je ne sais quel miracle la poussera à Cuba et qu'elle aura ces deux alliances qui resteront à jamais le symbole de l'amour dont elle est née. Soudain, la réalité nous ramène brutalement sur terre. Quelqu'un ou plutôt quelques uns, viennent de défoncer la porte de notre immeuble. Le regard de Juan retrouve sa lueur de peur mais il tâche de la contrôler. Oh dios mios, ça y est, nous y sommes. Mi amor se tourne vers moi et me redonne la petite. « Passe par l'issue de secours. Ne t'arrête pas de courir. » Je le regarde en sentant les larmes couler. Luz s'est arrêtée de pleurer depuis notre baiser, à croire que ça l'a calmée. Mon coeur se serre douloureusement. « Je veux pas t'abandonner ... » ai-je murmuré la gorge nouée. C'est vrai même si je sais que pourtant, il le faut. Pour Luz et parce que je veux me battre. Seulement l'idée de le laisser tout seul face à la junte me terrifie. S'il faut qu'on quitte ce monde, je veux qu'on le quitte ensemble. Je veux qu'on rende notre dernier soupir ensemble. Ca se serait passé comme ça si Luz n'était pas là. « Te quiero mi amor. » murmure-t-il en prenant mon visage entre ses mains avant de poser un baiser sur mon front. Il fait la même chose à sa fille. « Te quiero tambien mi amor. » ai-je fait la voix secouée de sanglots. Il me pousse doucement vers la fenêtre où on peut rejoindre l'escalier de secours. Je passe une jambe par-dessus la fenêtre, tenant fermement Luz contre moi, ainsi que son sac et l'enveloppe. Je tâche de garder le peu de courage qu'il me reste. Un seul objectif : que ma fille échappe à tout ça. La chaleur de l'air m'enveloppe tandis que je pose mon deuxième pied sur le grillage de l'escalier de secours. Je regarde une dernière fois mi amor, longuement. Je le vois prendre son arme dans le tiroir, la charger ... C'est la dernière fois que je le vois. On entend des pas lourds venir de l'escalier de l'immeuble. La Junte. La Junte va venir ... Elle va venir le ... Je me force à bouger. Pendant les quelques secondes où mon observation silencieuse dure, j'essaie de tout graver dans ma mémoire concernant Juan. La douceur de ses cheveux. La courbe de ses lèvres. Les traits de son visage. La couleur de ses yeux. Son odeur. Les lignes de son corps que j'ai pu voir et toucher tant de fois. Mais je me suis fait violence pour arrêter. Je sens l'ennemi approcher et malgré le fait que d'abandonner Juan me dévaste, je suis obligée. Pour notre fille. La dernière image que j'aie de lui, en commençant à descendre les marches, c'est celle d'un homme armé près à se battre. Le coeur battant, je dévale une à une ou quatre à quatre, je ne sais plus très bien, les marches des escaliers de secours. Tout devient flou autour de moi, les lumières, les bruits de la ville ... Je me laisse guider par mon instinct et je m'accroche à Luz sachant qu'elle est tout ce qu'il me reste. J'ai l'espoir secret que Juan réussisse à s'échapper de la même façon que moi mais je sais que c'est presque impossible. Je me concentre. L'instinct. Je descends les étages petit à petit et arrive bientôt au dernier. J'ai déjà chaud. Luz s'est remise à pleurer. Entre la fin de l'escalier et le sol, il y a deux mètres de hauteur. Je dois hésiter une demi seconde avant de me lancer. Je m'assure d'avoir Luz bien dans mes bras, avant de sauter. C'est un cauchemar, c'est un véritable cauchemar ... Mais ce n'est pas terminé. A peine ai-je touché le sol, que des coups de feu se font entendre. Quelques secondes, je regarde, je lève les yeux vers la fenêtre de notre appartement par laquelle je suis sortie. Ça vient de là. Quatre coups de feux. Je me suis remise à courir, me souvenant qu'il m'a dit de ne pas m'arrêter de courir. Quatre coups de feux. Juan, Juan, Juan ... Mon coeur bat au rythme de son nom. Je le sens, je le sens qu'il n'est plus là, qu'ils l'ont tué ... Oh mi amor ... Pourquoi, pourquoi ... Les larmes roulent sur mes joues mais je cours. Je cours encore et toujours. Parce que c'est la dernière chose que je peux faire. Mettre notre fille en sécurité, pour lui. Luz pleure toujours. La ville est calme aujourd'hui. Je n'ai, plus de force mon Dieu, aidez-moi ... L'énergie du désespoir. Je dois envoyer l'enveloppe. Heureusement, il y en a une pas très loin de chez nous. De toute façon, peu importe dans quelle direction je fuis. Je fuis tout simplement. Juan est mort, plus rien n'a d'importance à part ma petite fille. Mes jambes supportent le choc. Je crains de voir les soldats à chaque coin de rue ou derrière moi, en train de me poursuivre mais rien. Juste des passants que je ne vois plus. La boîte aux lettres est à trois mètres de moi. Je m'y précipite, l'ouvre et glisse l'enveloppe à l'intérieur. Maman. Mes frères et mes soeurs. Cuba. La Havane. la maison. J'aimerais leur dire que je les aime, qu'ils vont me manquer mais c'est plus impossible. Je pleure de plus en plus. Une fois avoir déposé l'enveloppe dans la boîte, je me sens soulagée. Ma famille aura mes adieux et Luz, avec un peu de chance, aura nos alliances si jamais le Destin tourne bien. Je recommence à courir, vers je ne sais quel endroit mais je cours toujours. Énergie du désespoir. Je veux pas qu'on nous sépare mon bébé et moi. C'est la dernière trace de Juan sur terre. Je suis essoufflée, je perds la notion du temps. Puis soudain, à un carrefour de rue, ce qui devait arriver arriva. Mon coeur a bondi, en voyant soudain apparaitre devant moi cinq soldats armés. Je me suis arrêtée net. Ils m'ont retrouvée. Par réflexe, j'essaie de faire demi-tour seulement en me retournant, cinq autres soldats me bouchent le passage. Ils pointent tous leurs armes vers moi, vers ma fille. Mon Dieu aidez-moi ... Seulement en m retournant, je sans qu'on m'enlève Luz des bras et quand je réagis, il est trop tard. Je vois un des soldats porter ma fille et aussitôt, mon sang ne fait qu'un tour et la colère s'empare de moi. Je me mets à hurler comme une folle pour qu'ils me rendent ma fille. Je pourrais tuer ce soldat de mes propres mains pour oser porter ma fille. Seulement avant que je n'ai pu l'attendre, un autre soldat me retient par la taille, me prend par les cheveux et me repousse en arrière. Puis soudain, la douleur, derrière la nuque. Puis plus rien, juste l'obscurité et le froid.

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Enfance

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Morte pendant une heure et sept minutes

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La découverte de ce qu'on fait ses parents adoptifs à la solde de l'ancien régime
(hijos de desaparecidos)

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Cuba avec sa grand-mère + La danse + Natation

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Carlos. Carlos est mon cousin. Sauf que je n'ai pas grandi avec lui et que je ne le connais que depuis mon arrivée à Cuba qui remonte maintenant à plus d'un an. Pourtant ça n'empêche pas ses yeux d'un noir profond de me fixer. Je sens son regard me brûler la peau et la marquer de son empreinte, alors qu'il est à l'autre bout de la tablée. Je baisse la tête quelques instants, me mord la lèvre inférieure et relève fièrement les yeux. Le regard d'un homme ne m'a jamais fait peur, encore plus depuis que je suis à Cuba. « Luz ! On va faire la fête en ville demain ! Tu nous accompagnes ? » a demandé ma cousine Lupe, la soeur de Carlos. Tout est parfait. Depuis mon arrivée à Cuba, j'ai découvert ma nouvelle famille. Ma vraie famille. Celle de ma mère. Tous ces gens qui l'ont chérie et soutenue jusqu'à ce qu'elle rende son dernier souffle. Et j'ai découvert ce que c'était les vrais repas de famille où tout le monde s'amuse. Il y a des rires, quelques cris et des discussions animées. Ces réunions de famille se déroulent la plupart du temps chez Abuelita et donc chez moi. Ce soir nous sommes une vingtaine autour de la table.

Ҩ

"Je n'aurai jamais d'enfant."

Arrivée à NYC avec visa d'étudiante

Etudiante en sport (nageuse+Escrime+Equitation+ natation synchro) + Danseuse + Pochaontas dans la parade de Disneyland
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